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Quelques
données historiques
Le nom de Cossaye est le résultat de différentes évolutions orthographiques.
En 1287, le village était connu sous le nom Cocoyum issu de « coccius » (homme) en gallo-romain ou « cortis » (domaine) en romain.
Viennent ensuite Cocaio, Cossey, Cossaie, Cossa, Coussay, Coussaye, Coussays et enfin Cossaye en 1594.
A l’époque, Cossaye est le fief de l'ensemble des châteaux de Decize, actuelle ville voisine.
Il subsiste encore dans les bois au nord de la commune des vestiges d'une voie romaine qui partait de DECIZE.
Le prieuré-cure* de
Cossaye, désigné en 1287 sous le nom de Cocayum, dépendait du monastère bénédictin de Saint-Sépulcre de Jaligny (Allier). Le prieur du monastère était appelé à cette époque le Prieur du Moûtier de
Jaligny.
L'église Saint-Martin de Cossaye ne semble pas antérieure au
XIIème siècle. La nomination des curés appartenait au prieur de Cossaye, également
prieur de Saint Germain en Viry. Les biens de la cure se composaient de deux vignes,
d'une terre à seigle et d'une prairie.
En 1683, le curé de Craux était vicaire de
Cossaye. Craux,
petite paroisse voisine, semblerait être pauvre d'après l'état de ses possessions : une
maison curiale avec sa vigne, un fossé " empoissonné " autour de l'église et
plusieurs pièces de terre à seigle. En 1725, la paroisse de Craux est rattachée à
celle de Lamenay-sur-Loire. En 1790, St Léger de Craux, " annexe de Cossaye "
devient en 1792, celle de Gannay. Elle sera ensuite vendue. Lors du procès verbal en
1792, cette église, dite très ancienne, entourée d'un fossé, est estimée à une somme
importante en raison du bon fonctionnement de la vidange du fossé. Cette église n'existe
plus.
A Cossaye, seuls les terres et le presbytère furent estimés.
Ce dernier, vendu à Claude Mathieu, fut repris vint et un jours plus tard pour servir
d'école primaire et de logement pour l'instituteur. Denis Claude, curé et maire de
Cossaye, prête le serment constitutionnel en 1790. Desprez de Roche, prieur de
Cossaye,
archidiacre de Decize, fut arrêté, enfermé aux carmes et massacré avec ses deux
compagnons le 2 septembre 1792. Le pape Pie XI béatifia ces martyrs de la foi en octobre
1926.
Depuis la Révolution, l'église a fait l'objet d'importants
et nombreux travaux, que ce soit pour le clocher, souvent frappé par la foudre,
désormais protégé par un paratonnerre, pour la toiture de l'église ou pour les
fondations souvent reprises avec la pose de tirants pour consolider les murs et le clocher
(en 1899, Monsieur le curé, M. Pitois, demanda la démolition de l'édifice et la
construction d'une nouvelle église !). La charpente apparente de la nef disparut
derrière un lattis plâtré en 1869. En 1886, le porche fut démoli car il gênait la
circulation et deux pierres de repos, maintenant disparues, furent placées aux deux
extrémités du bourg. L'échelle de fer servant à l'accès au clocher date de 1908.
La chapelle des OUILLERES est au Sud - Est du bourg de
COSSAYE. Elle est connue sous le vocable de Saint Antoine. La tradition lui attribue une
origine fort ancienne et une légende bien entretenue.
Les seigneuries de Lagrange ont appartenu aux familles DE
CHANGY, des ROLLAND, des DE MARCELLANGES et des DE BONNAY. Le château de la Grange, vaste
construction moderne du 19ème siècle a été élevé près de l'emplacement d'un
château féodal du Moyen - Age brûlé à la Révolution.
DES NOMS CELEBRES :
- Gabriel DESPREY, le 14 mars 1789, se présente comme prieur
de COSSAYE à l'assemblée des états du Nivernais. Il a été tué d'un coup de poignard
le 2 septembre 1792 (massacre des Carnus à PARIS).
- Un marquis DE BONNAY fut général de cavalerie et pair de
France au début du 19ème siècle.
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